TUILERIES

03 Allier

Modèle refabriqué par Terre cuite de Bourgogne

Baillon Au milieu du XIXè siècle, la tuilerie Baillon, (devenant ensuite la tuilerie Bernard dans les années 30) s’installe à proximité du bourg (500m à l’ouest, en direction du Donjon) et permet l’emploi de 10 à 20 ouvriers dans ce village principalement agricole. Malheureusement, elle est contrainte de fermer en 1970 et fut entièrement détruite en 2007. Elle produisait des tuiles plates ou mécaniques, de rive, de fronton, des briques pleines et creuses et des drains permettant le drainage dans les fermes.

10 Aube

Troyes : D’abord dans cette localité la tuilerie Mocqueris avait été transportée a Mesnil Saint Pere route de Montreuil. Cette industrie, dirigée par monsieur Mocqueris, occupait une trentaine d’ouvriers

Montiéramey : Ancienne tuilerie de M. Millard active en 1850, Piney :     Tuilerie des Petits-Usages elle est construite entre les années 1596 et 1610, sur des terres démembrées des Petits-Usages des communes de Piney et d’Aillefol (Géraudot). A cette époque, le duc de Luxembourg ayant érigé en fief le domaine de François de Vienne, prit le titre de « seigneur de la Tuilerie » et se fit appeler « Monsieur de la Tuilerie ». Mesnil St Père : C’est sur l’initiative des Comtes de Champagne qu’elles furent établies au XIIIe siècle. il y avait anciennement un nombre considérable de tuileries appartenant à des particuliers. Chacune d’elles payait à l’abbaye de Montieramey une redevance annuelle. Il existait encore 7 tuileries en 1885. Il n y’ a plus que trois tuileries, en 1966, qui furent englouties sous les eaux du lac de la Forêt d’Orient. St-Parres-les-Vaudes  A compléter Source J. Schweitzer in Troyes d’hier et aujourd hui & Voinot in Barbizier pour l’aube

21 Côte d’Or

Cinq zones de fabrication bien distinctes dans ce département

Chatillonnais : 2 Nod – lugny

Dijonnais & Val de Saone : 3 Dijon – Tart – Vonge

Mirebellois : 2 Beze

Montbardois : 2 Montbard – Venarey

Sombernonnais : 4 Sombernon – Pont Royal – Saffres

répartis en Onze lieux

Il y a pas moins de 11 localisations en Côte d’Or recensées à ce jour où douze tuileries ont proposé ce type de tuile, identifié par les marquages retrouvés lors de nos recherches ou par «des réclames» d’époque. Les éléments connus à ce jour sur les archives de ces douze entreprises sont assez disparates voir inexistantes mais le peu que l’on en sait est déjà précieux.

Chatillonnais

Lugny ( près Leuglay)  : Tuilerie de Lugny P dimensions : 330x155x90 mm

La chartreuse de Lugny a été vendue comme bien national à Mr Lacordaire, père du célèbre abbé dominicain, cette propriété à été rachetée par un nommé Lasnier dont la demoiselle a épousé Mr Landel Nicolas qui eut ce bien de la dame et a continué l’activité des chartreux qui avaient une tuilerie pour leur usage.

Nod-sur-Seine : Tuilerie Monniot – dimensions catalogue : 350x190x100 mm 1,5 kg

dimensions exemplaire : 350x170x90 mm 1,2 kg

Monniot Henri , architecte à Châtillon-sur-Seine, il a conçu les plans de L’église de Gevrolles ainsi que la flèche à lanternon de l’église de Belan sur Ource, . L’église St Genest, la maison de charité et la reconstruction partielle du Pont des Troubles à Aisey-sur-Seine ont été réalisées sous sa responsabilité, ainsi que la caisse d’épargne de Chatillon en 1882, et le lavoir de Bellenod sur Seine réalisé vers 1854 . Il était propriétaire de la tuilerie de Nod sur Seine située vraisemblablement sur la commune de Vauroy. Un papier à entête de sa tuilerie daté des années 1850 nous permet de connaître le type de produit qu’il réalisait.

Henri Monniot s’est éteint en 1893 et repose au cimetière St Vorles. Quant à la tuilerie elle même, le seul élément d’information dont on dispose est le fait qu’elle était toujours dans le giron de la famille après la première guerre , et qu’elle a été déclarée en faillite en 1933.

Dijonnais & Val de Saône

Dijon : Tuilerie Galliac P dimensions : 340x170x90 mm

En 1835 le sieur Galliac Antoine sollicite auprès du prefet l’autorisation de construire deux fours : l’un pour la chaux l’autre pour brique ou marchandise de tuilerie. Au terme d’une information  » commodo-incommodo » il recoit une autorisation de construction la même annèe

sources archives municipales de Dijon

Tart le Bas : tuilerie dimensions

Située au nord du village, cette tuilerie datant du XIXe fut convertie en sucrerie distillerie active jusqu’en 1953. Elle devint ensuit une ferme puis, mise à disposition du lycée agricole en 1977, à usage de ferme pédagogique.

Vonges : a completer

Mirebellois

Bèze : Le territoire de la commune de Bèze possède de la terre glaise d’excellente qualité qui a permis au cours des siècles l’implantation de plusieurs tuileries tant pour les habitations que pour le monastère.

Grande Tuilerie P dimensions : 385x165x90 mm,

Jean Chambrette fonde la « grande tuilerie- Briqueterie de Bèze » rue de la porte de Bessey En 1835 ,

Source : Bèze petit village grande histoire ,Gabriel Porcherot, édition de l’ Armançon

Tuilerie de la petite Fontaine P dimensions : 358x165x90 mm

création du baron Thenard Ce nom aurait inspiré à Victor Hugo Thenardier de son livre les Misérables car ils avaient été opposé dans le cadre la réduction du temps de travail des enfants proposé par Hugo

Montbardois

Montbard : Tuilerie M. Brenot P dim 335x160x80 mm

Tuile Brenot recto verso

C’est sur le cadastre napoléonien de 1831 qu’apparaît une tuilerie sur la commune de Montbard au hameau de St Pierre corroboré par le recensement de 1836 où il est mentionné sur ce même hameau un dénommé Simonnot Pierre en qualité de « fermier & thuilier ». L’activité de la fabrication de la tuile à Montbard semble avoir été à son apogée vers 1871 avec trois fabriques déclarées dont celle de Brenot Jean, de Cachy Jacques, ainsi que celle de Vachez Jean Baptiste. Il n’y a pas moins de 14 ouvriers tuilier inscrits au registre à cette date. En 1881 il ne subsiste plus que quatre ouvriers tuiliers recensés,

Venarey-les-Laumes : Tuilerie J. Meurgey &Cie (Union des tuileries du Centre) P

dimensions 320×150 mm

Le modèle issue de cette tuilerie pparaît dans un catalogue de 1903, une tuile fabriquée par la société Meurgey et Cie qui a toute les caractéristiques d’une tuile violon. Cette tuilerie appartenait a l’union des tuileries du centre, grouement d’une trentaine d’entreprises de céramiques situées dans une zone géographique située de la Saone -et-Loire au Bas-Rhin. Il y avait un seul catalogue pour tout le groupement et toutes les commandes devaient etre faites a Macon, le siège de la société. Ce groupement dura j’usqu’en Juin 1906.

Sources du Musée de Pargny sur Saulx

Sombernonnais

Pont-Royal (Clamerey) : Tuilerie Roty-Bottard P + dimensions 340x160x90 mm

la présence du canal inauguré en 1832 et une matière première acceptable, a fait de Pont Royal un lieu tout à fait propice pour fabriquer des tuiles.

Pierre Routy et son épouse Jeanne Bottard , fabricants de tuile sont présents à Maison blanche en 1866. . Ils semblent avoir arrêté leur activité vers le début des années 1880. En 1896 il ne reste sur le village de Clamerey plus que quatre tuiliers. Il n’y a plus trace de tuilier sur Clamerey en 1907

Saffres : Tuilerie Driot-Fleurot P + dim 310x160x100 mm

Au recensement de 1876 était mentionné au lieu Dieu, écart du village, un potier, preuve qu’une matière première de qualité existait sur la commune

C’est à partir de 1880 qu’apparait la présence d’une tuilerie à Saffres. Elle a fonctionné avec jusqu’ à 4 ouvriers

Driot Antoine marié à Fleurot Marie apparaît en qualité d’ouvrier tuilier de 1872 à 1876 sur le registre de la commune de Clamerey au lieu dit Maison Blanche. C’est à Saffres de 1881 à 1896 installé au bord de la Brenne qu’il est enregistré comme tuilier. La tuilerie arrête son activité en 1895. En 1906, Driot est réputé rentier. En 1911 la tuilerie devient une auberge tenue par un certain Krucker Joseph. De nos jours il ne persiste aucune trace de cette tuilerie

Sources Histoire de Saffre de Marie Thérése Gavat

Sombernon : Tuilerie Latreille dimensions 335-340x165x90 mm

Verso marquage Latreille Sombernon Sgdg

tuile Sombernon Latreille verso tuile Sombernon Latreille comparatif recto

à gauche à créneau à droite tuile à index

les marnes de la région de Sombernon furent toujours propres à la fabrication de tuile et les premiers écrits relatifs à la fabrication de tuile dans cette localité datent du 16e siècle. Au début du 18 e siècle la tuilerie fut confiées a bail à un certains Menetrier qui réalisa entre autre des tuiles de couleur obtenue par mélange d’oxyde de plomb à un colorant destinées au château de Sombernon. La famille Menetrier était encore dans les lieux en 1789.

Sources Bernard Lanier. édités par le GAM (Groupe Archéologique du Mesmontois) de Mâlain.

Latreille

La tuile  »Latreille » est celle que l’on retrouve le plus abondamment en Cote d’Or, avec ses différents marquages, dimensions et types qui ont évolués au fils du temps. On peut s’interroger sur les motivations qui ont animé le fabricant pour proposer ces variantes dont aucune, à priori, n’offre d’ avantage supplémentaire en terme d’étanchéité ou de facilité de pose. On peut même s’étonner de découvrir certaines tuiles marquées LATRIELLE Sombernon

Pierre Latreille apparaît sur les registres de recensement en qualité de fabricant de plâtre en 1841 à l’age de 28 ans . En 1846 il est alors marié a Anne Marie Brullard agée de 24 ans et exerce toujours la profession de fabriquant de platre . Inscrit comme fabricant de tuile en 1856 date de la fin de la guerre de Crimée, il est alors agé de 44 ans et son épouse Fontette Fanie en a 17 ans de moins. Ils sont domiciliés 1 rue haute.

Pierre Latreille au recensement de 1861 cinq ans plus tard a l’age de 49 ans , est alors marié à Fontette Elisabeth agée de seulement 22 ans ; ils ont élu domicile au 199 de la rue haute.

Le 21 avril 1869, un garde-mines visite les carrières situées sur le territoire de la commune de Sombernon. Les carrières d’argile alimentant les 3 tuileries de Sombernon sont exploitées par : Latreille avec un ouvrier, Lécorché Claude avec un ouvrieret Guyot Nicolas avec 3 ouvriers.La hauteur du massif exploité varie entre 2 et 3 m et l’abattage se fait à la pioche.

Pierre Latreille devient maire vers 1870. En 1886, c’est sa veuve qui est à la tête d’une fabrique de plâtre. Cinq ans plus tard à l’âge de 57 ans elle apparaît comme négociante sur les registres,

Pour affiner l’ envergure du personnage ci après un Extrait de Histoire de Sombernon (Cote d’or) 1892 par B Sautereau prêtre retiré a Sombernon «Pierre LATREILLE – Né le 15 février 1812 … il fut fabricant de plâtre et de tuile à Sombernon. Breveté pour ses tuiles de différentes formes, il fut honoré d’une médaille d’or à l’exposition de Dijon en 1858,et médaillé aussi aux expositions de Troyes et Besançon en 1860. Il mourut en 1885 laissant deux beaux établissements, l’un pour la fabrication du plâtre, l’autre pour la fabrication des tuiles. Pierre Latreille était un homme calme et intelligent. Il fut maire de Sombernon depuis 1870 jusqu’à sa mort.»

Denizot

Tuilerie Denizot P + dimensions 335x170x100 mm

Eugène Denizot apparaît en tant qu’industriel au recensement de 1906, Agé de 50 ans il est né à Sombernon, marié à Marie Louise Tiblot, originaire de Corcelles les arts. Apparaissent dans ce même recensement plusieurs tuiliers, dont Maton Claude et Crépias Alexandre né a St Bardoux. Au recensement suivant de 1911 c’est la veuve Denizot qui apparaît sur les registres comme cultivateur

l’annuaire Fournier en 1911 – 12 fait état de : Denisot (tuilerie) et fabricant de plâtre.

Dans le recensement de 1926, Sombernon ne compte plus qu’un seul industriel tuilier Mr Ledoux Georges né à Colombier en 1880. Il a employé près de 15 personnes domiciliée sur le bourg. On n’a pas à ce jour trace de fabrication de tuile violon de sa fabrication.

tuile de fabrication indéterminée

provenant d’un toit d’Ampilly les Bordes et installé désormais sur une petite dépendance à Bouze les Beaune cette tuile semble être une évolution de la tuile violon à partie supérieure circulaire

Dimensions

Tuile LFI verso tuile LFI comparaison recto

Photos B.A

On remarque deux variantes au recto de cette tuile: une complètement rectiligne en partie supérieure, l’autre à droite mêlant une partie rectiligne soulignée par une courbe tangente.

25 Doubs

Saint-Hypollite : Tuilerie Blondeau P dimension 350×180

qté 37 au m2 poids 1,575

Extrait du guide du briquetier Emile Lejeune

En 1818 Auguste Blondeau fait l’ acquisition du moulin d’Artus pour le transformer en Brasserie puis lui adjoint une usine de fabrication de quincaillerie. En 1838 Blondeau s’associe aux frères Delavelle et réalise une usine à fer sans autorisation de l’administration. Au début des années 1840 à la suite de nombreux incendies, obligation lui est faite de couvrir les bâtiments de l’usine en tuile. En 1942 une autorisation est demandée d’ajouter une fabrique de tuiles superposées aux fours de forges pour cuire les tuiles. Auguste Blondeau décède en 1868 et son fils Stanislas lui succède. Aprés 1970 les forges les forges sont rachetées par la Cie Viellard et Migeon. En 1935 le dernier feu est arrêté mais une tréfilerie et une pointerie continuerons leur activité jusqu’en 1954. L’histoire se termine en 1967 lors de la vente du dernier département de la société l’entité  »cellulose »

39 Jura

Thervay : Tuilerie Bourcet P

Il y a à Thervay une belle tuilerie appartenant à M. Bourcet, qui l’exploite, et dans laquelle huit ouvriers sont continuellement occupés ; une gypserie, occupant trois ouvriers, y est annexée.

sources Dictionnaire GEOGRAPHIQUE, HISTORIQUE et STATISTIQUE Des communes de la Franche-Comté De A. ROUSSET Tome VI (1854) & catalogue collection  »oustau »

47 Lot et Garonne

Villeneuve sur Lot : Les exemplaires de tuiles violon trouvé dans cette localité sont marqué Usine à vapeur appartenant au sieur Berger

52 Haute-Marne

Deux sites sont recensés dans un document sur la tuile violon dans ce département sans qu’ils puissent être véritablement identifiés comme ayant produit de la tuile violon il s’agit de : Aulnay et HortesRolampont : Tuilerie Humblot, Tuilerie Oudinot puis Tuilerie Brosser , Tuilerie Colas,De 1847 à 1977, Rolampont est le plus gros producteur de tuiles et briques de toute la Haute-Marne. En 1847, la tuilerie Colas de Belles-Ondes, écart de Rolampont, produit dans des fours rudimentaires la tuile violon .  Celle-ci est en pleine exploitation, en 1855. La tuilerie passera en 1887 à Victor Bizot, puis en 1893, à Faitout-Michelin . En 1850, les tuileries Oudinot et Humblot produisent à leur tour la tuile violon. Vers 1867 la Tuilerie  Oudinot devient Tuilerie Brosser .A partir de 1873, cette dernière devient la plus importante tuilerie du département.. En 1950, la tuilerie Humblot ferme. En 1977, c’est la tuilerie Brosser restée la plus importante de Haute-Marne qui ferme à son tour.Aprey : Tuilerie Girard puis Bollotte Léon Girard implante une puis deux tuileries à Aprey et en dirige la destinée de 1830 à 1850 . C’ est ensuite son fils Abel de 1850 à 1877 qui prends le relais. La tuilerie dites des Champs était dotée d’une sorte de téléphérique a wagonnet qui permettait d’approvisionner la tuilerie depuis la carrière en passant au dessus de la route séparant ces deux entités. Un deuxième fils Anthony vend les tuileries à Monsieur Bollotte qui fabriquera des tuiles jusqu’en 1890. A noté que Aprey a été aussi le siège d’une faïencerie très renommée. sources gilles GoisetReynel : Tuilerie Drioud : aurait produit en plus de tuiles violon des tuiles néo romaine. On note la présence d’un moteur a vapeur en 1893. Tuilerie Lemontre : aucune indication nous a été accessible sur cette tuileri. Tuilerie L. Francois : aucune indication nous a été accessible sur cette tuilerieBourbonne-les-Bains : Tuilerie Mar-Martin Cette tuilerie a déposé différents brevets dont un sur une tuile en forme de violon positionnée tête en bas par rapport à la tuile violon classique.

55 Meuse

Commercy  : Tuilerie Demimuid : Benjamin Charles et Léon Florentin Demimuid prennent la succession de leur père François Stanislas maître de forge  de Commercy mort en 1834. Lourdement endetté Charles Benjamin se voit contraint de vendre a l’amiable une partie de ses bien pour éviter la faillite. Charles Benjamin s’installe alors à Paris mais reviens quelques années plus tard pour l’exploitation d’un brevet d’une tuile mécanique. Charles Benjamin s’accocie avec  A Lequin de Rorthey dans les Vosges acheteur en 1852 des droits d’exploitation du brevet  Robelin a Seger . Ils installent leur tuilerie dans une filature achetée a J.B. Boutillot. Demimuid et Lequin trouvent un nouvel associé en la personne de Nicolas-Martin Demimuid cousin germain de Charles-Benjamin. Ils créent une nouvelle société Demimuid et Cie. Charles-Benjamin n’a fabriqué que pendant très peu de temps a Commercy (1851à 1859 environ) mais il s est distingué par l’originalité de sa production . Il dépose  en 1854 un brevet pour une tuile qui a assez bien la forme d’une lyre renversée. Elle est à double emboîtement et deux crochets d’attache. EN 1856 il dépose cette fois un brevet pour une tuile réversible à double face.  L’unité est vendue en 1864 à Denis Enchery, revendue en 1866 à Rémy Grosdidier, maître de forges, l’ usine fermée en 1868. Sources guide du briquetier du fabricant de tuile … Emile Lejeune lib dict. Art & manufacture 1870. Les forges de Commercy de 1706 à 1895 Par Pierre Briot –Cousances : Tuilerie Leon Benoit : Cette tuilerie a appartenu à un ancien maire de Cousances (Léon Benoit décédé en 1932), elle ferma aux environs de 1934.Cousancelles : Tuilerie Delacourt P : Un catalogue de cette fabrique fait mention d’une tuile gothique dite à violon. Cette tuilerie fut détruite par le feu le 30 janvier 1933. Source catalogue Musée de Pargny  / Saulx –Ligny-en-Barrois : Tuilerie Simon Vivenot :

67 Bas-Rhin

Wasselone :   Tuilerie Pasquay  P : Aménagé en 1716 par Benjamin Bury, le site passa par mariage au cours du 18e siècle aux Pasquay, dont la famille, impliquée dans des activités industrielles variées (tabacs, papiers peints, indiennes, délainage et filature) , finit par laisser son nom au site. Au cours du 19e siècle, la papeterie s’éclipsa au profit de la briqueterie et en 1856 fut formée une société pour l’exploitation de la filature nouvellement reconstruite.  Un incendie va détruire les ateliers textiles et l´activité sera réduite à la tuilerie, la briqueterie et la production de chaux, jusqu´à la fermeture définitive des usines en 1954.

70 Haut-Saone

Un extrait du catalogue des établissements  Boileau-Mercier fait état d’une ‘’tuile violon de Lagny ‘’ référencée sous le N° 22. Il semblerait que celle-ci soit inspirée de celle fabriquée en Cote d’Or à Lugny près de Leuglay dans la tuilerie de la famille Landel. Celle référencée sous le N° 10 a une typologie bien spécifique avec ses secteurs rectilignes en partie supérieure et n’ a été semble t-il produite que par ce fabriquant. La famille Boileau-Mercier était propriétaire de la tuilerie des Forges et de la tuilerie de la Nava. La première était nommée ainsi car elle remplaça les Forges à partir de 1848. Vaste et belle construction sur le ruisseau de la Rochère, elle occupait 35 à 40 ouvriers. Elle a été détruite dans les années 80. La seconde est devenue propriété de la famille vers 1901 et fonctionna jusqu’à la deuxième guerre mondiale (1939)

Dimensions n° 10  H 360 mm L 175 mm  36 au m2 Dimensions n° 22 H 340 mm L 160 mm  40  au m2

Pont sur l’ Ognon :  Tuilerie Plaisance puis Riehr En 1822, Samuel Blum et son fils, maîtres de forge à Magny-Vernois, acquièrent un complexe  de moulins à Pont-sur-l’Ognon consistant en quatre moulins à blé, deux moulins à plâtre, un foulon, une huilerie et une scierie. ils demandent l’année suivante, l’autorisation d’établir à cet emplacement une forge suivant ‘’ la méthode anglaise’’. La Compagnie des Usines du Pont-sur-l’Ognon est créée en 1840 mais périclite quelques années plus tard. En 1866 le sieur Plaisance obtient l’autorisation d’exploiter un four à chaux et à brique. Dans le dernier quart du 19e siècle La tuilerie est exploitée par le sieur Riehr et cela jusqu’au début des années 1920.

71 Saône-&-Loire

Chalon sur Saône : Tuilerie Chollot Fils Ainé Elle est l’une des premières plus importantes tuileries a Chalon sur Saône, citée en 1842 dans son article tuileries et briqueteries de Saône Loire par Francois Richard paru en Les annales de Bourgogne n°62 1990 .Dans ces notes inventaire par communes il cite par ailleurs en 1865 Proteau et Chollot qui utilise 14 ouvriers en 1873 et 10 en 1874 sans autre détail.

88 Vosges

Les tuileries vosgiennes ayant fabriqués des tuiles violon sont situées au nord Ouest du département pour quatre d’entre elles et plus particulièrement à proximité de Neufchateau. Une autre tuilerie était située dans l’est du département plus exactement à Rambervillers

Coussey : Tuilerie Lambert. aucune indication nous a été accessible sur cette tuilerie jusqu’à présent

Jubainville : Tuilerie Aubry. aucune indication nous a été accessible sur cette tuilerie jusqu’à présent

Maxey : : Propriétaire non déterminé. Deux sortes de tuiles sont estampillées Maxey-sur-Meuse . Une tuile que l on peut qualifier de conventionnelle avec une fléche centrée. Une seconde avec un losange en lieu et place de la flèche. La chapelle de Beauregard dominant ce village est encore couverte de tuile violon

Rambervillers : Tuilerie crivisier Né le 15 novembre 1827 a Celles-sur-Plaine Francois Crivisier orphelin de mère a quinze ans s’engage  en 1848 . Jeune lieutenant il se marie avec Catherine Fanny Drouet fille du propriétaire de la tuilerie du  près du Padozel . En 1858 a la mort de son beau père, il devient avec sa femme propriétaire de la tuilerie . il « demande » sa démission en juillet 1866. Devenu industriel , il modernise la fabrique et construit quatre fours. Le 2 juillet 1899, Francois Crisivier agé de 71 ans se suicide a l’arme à feu, suite a un conflit social qui dégénère entrainant la destruction de la  machine à vapeur organe principal de la tuilerie. Francois Crivisier qui avait beaucoup investi dans la fabrique de son beau père certainement atteint dans son honneur par ce sabotage, a préféré disparaître. Catherine Fanny Drouet veuve Crivisier décéde en 1906.

Sionne : Tuilerie A. Lequin située au lieu-dit Rorthey. Le sieur Serger cessionnaire du brevet Robelin modèle 1844 a cédé en 1852 partie du brevet a Mr Lequin lequel s’est associè à Mr Demimuid possédant une tuilerie a Commercy pour exploiter le brevet

89 Yonne

Dixmont : Blondet Frères Cette commune a compté jusqu’à neuf tuileries pour lesquels il y a que très peu d information . Toutefois il semblerait que ce soit à la tuilerie de la renarderie, qui restera la dernière en exploitation, qu’ a été fabriqué la tuile violon marquée Blondet Frères

Saint Sérotin  : Tuilerie Bigot

Cette entité a été érigé en commune le 3 septembre 1861. Elle a été établie sur des parcelles relevant précédemment de Pont sur Yonne et de Brannay. Le cadastre de 1862 fait état de 11 tuileries qui correspondent à 7 emplacements. La tuilerie de la Sécherie est acquise par Madame Roussel  en 1855 dont le père est qualifié du titre de marchand de tuiles. Le 1 avril 1851 Madame Roussel avait passé un bail avec Simon Bigot, lequel bail fut renouvelé avec Arthur Bigot fils de Simon le 29 Avril 1872. En 1873 Bigot fils apparait et de 1877 à 1881 on a Bigot Arthur et Bigot frères. La tuilerie des Grands Gitrys est en 1881 la propriété de Simon Bigot gendre Chrétien puis en 1884 de Nicolas Victor, gendre Ferrasse. Elle aurait fonctionné jusqu’en 1920 et la grande cheminée détruite avant 1930.

90 Territoire de Belfort

Foussemagne : Tuilerie Clavey Charles Clavey (1812-1882), issu d’une ancienne famille de Belfort  épouse en 1835 une jeune fille de Foussemagne : Joséphine Feltin.
Il est le créateur d’une tuilerie à Foussemagne après avis favorable du préfet du Haut Rhin.   La construction en débute le 23 Octobre 1846 au lieu dit « La Glacière . Célestin (1840-1909) et François (1842-1890), ses fils, créent de nouveaux ateliers. La production atteint alors quatre milles tuiles par jour en 1892.Le développement de l’entreprise progresse  par étape entre 1846 et 1923, de façon régulière et satisfaisante, employant vingt cinq ouvriers au décès de son créateur.C’est Edmond Clavey (1887-1945) fils de Célestin qui au  lendemain du premier conflit mondial, procède à l’extension des moyens de production de l’entreprise pour répondre à la forte demande en produits céramiques. En 1923, la production atteint quarante milles tuiles par jour expédiées, le 8 Mars 1928, la tuilerie Clavey est transformée en société anonyme « Les Tuileries Clavey » La direction s’installe à Belfort, de 1929 à 1939, avec un réseau commercial couvrant soixante  départements. Pendant le deuxième conflit l’armée allemande occupent les locaux. L’activité, qui a cessé en Septembre 1939, reprend en Juin 1941, marquée par du chômage technique. En Décembre 1943, Edmond Clavey accepte de cacher des armes dans les fours de l’ancienne usine. Le 27 Janvier 1944, les allemands perquisitionnent dans l’usine sans les trouver mais arrêtent six ouvriers réfractaires au STO, Edmond Clavey devra sa survie à son absence lors de la perquisition. Recherché il devra attendre la libération pour rejoindre Foussemagne. En Novembre 1944, les soldats allemands installent un point de défense dans la tuilerie. L’ usine et la maison familiale seront bombardée par les libérateur.
(D’après Daniel Guerry – 2000)

Fabrication d’Origine Inconnue

Tuiles dont l’origine ne nous est pas connue , seul le lieu de prélèvement quand il est accessible peut donner lieu a des hypothèses plus ou moins bien étayées

Haute marne -Prélèvement Soncourt près de la tuilerie de Reynel flèche avec une hampe à trois faisceau

Doubs Prelevement dans les environ  de St hyppolite pour la fléche torsadée et dans la zone de Morteau pour la seconde evoquant un baton

Torsadée

Musée de Pargny sur Saulx : tuile petit moule

Cote d’Or et Yonne : on trouve ce type de tuile sur ces deux départements. On n a pas pour l instant trouvé d explication satisfaisante à la mise en place d’ une partie supérieure rectiligne

Haut Rhin : ces deux exemplaires sont sur des toits de bâtiments de l écomusée d Alsace situé A Ungersheim près de Mulhouse et proviennent de réemploi recueilli dans les environs a Mulhouse et Guebwiller. On ne peut qu’ être interpelle avec une certaine ressemblance de la tuile du brevet primitif de Robelin

Modele Poinçon
modèle poinçon